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21-04-2008 Éclairage Tchad : soigner les animaux, sauver des modes de vie L'élevage joue un rôle très important au Tchad oriental et dans le pays entier. On désigne communément l'agriculture et les troupeaux comme étant les "deux mamelles" de l'économie nationale. Mais les affrontements ont poussé les éleveurs à se réfugier dans des régions privées de services vétérinaires, parfois essentiels à la survie des troupeaux. Pour résoudre ce problème, le CICR a récemment développé un programme pour la formation d’auxiliaires d'élevage. Ursula Kayali, déléguée vétérinaire au CICR, raconte. Au Tchad oriental, les éleveurs pratiquent la transhumance, une migration saisonnière entre le nord et le sud. Ils passent la saison des pluies au nord, dans de grandes zones de pâturage de la sous-préfecture nomade d'Arada et de la région du BET (Borkou-Ennedi-Tibesti). Parce que l'eau devient rapidement très rare une fois que les pluies cessent, les troupeaux de chameaux, de petits ruminants et de bovins se mettent alors en route vers le Dar Sila et le Salamat, au sud. Le CICR poursuit ce programme dans d'autres régions. Ainsi, en mars 2008, l'institution a organisé une formation pour 15 éleveurs de Iriba, dans la Dar Zaghawa, une région d'élevage qui accueille également les camps de réfugiés soudanais les plus importants et qui a dû partager ses ressources avec les éleveurs issus des communautés réfugiées. La volonté de soutenir les initiatives prises par les victimes des conflits pour subvenir elles-mêmes à leurs besoins est au cœur de l'approche du CICR en matière d'assistance. L’institution prête une attention toute particulière aux mécanismes de survie et au mode de vie des communautés, afin de trouver ensemble les solutions les plus à même de répondre à leurs besoins. Les distributions d'urgence de vivres et d'articles essentiels ont permis à près de 80 000 personnes déplacées de subvenir à leurs besoins dans des situations particulièrement difficiles ; en outre, le CICR a, au cours de l'année 2007, soutenu la production maraîchère de plus de 1 300 ménages, grâce aussi à l’aide apportée à des communautés entières par la fourniture de pompes manuelles et de presses à huile et par la construction d'entrepôts pour stocker les récoltes. Le projet de formation d’auxiliaires vétérinaires a, quant à lui, permis à plus de 23 000 personnes qui tirent l'essentiel de leurs revenus de l'élevage d'améliorer la santé de leur cheptel et d'augmenter ainsi la productivité de leurs troupeaux. |