« Il semble déjà certain que plusieurs centaines de blessés aient afflué vers les structures sanitaires », a indiqué Thomas Merkelbach, chef de la délégation du CICR au Tchad, qui a ajouté : « Nous sommes bien entendu préoccupés par le sort des habitants de la ville, et de nos amis, collègues, voisins et partenaires. » L'équipe chirurgicale du CICR a pu commencer son travail à l'hôpital de la Liberté en fin de matinée aujourd'hui.
En raison de la violence des affrontements qui ont eu lieu ce week-end entre l'opposition armée et les forces armées tchadiennes, les équipes du CICR ont dû limiter leurs mouvements au strict nécessaire. Une centaine de volontaires de la Croix-Rouge tchadienne se sont néanmoins mobilisés dans les structures sanitaires accueillant les blessés, alors que d'autres, à bord d'ambulances, sillonnent les différents quartiers de la ville dès qu'il y a une accalmie. Ils ont transféré plus de 200 patients à l'hôpital de la Liberté et au centre hospitalier du sud de N'Djamena, où Médecin sans frontières France a pu établir une présence.
La situation reste incertaine, et combats et pillages se poursuivent dans la capitale depuis dimanche. La principale artère commerciale, l'avenue Charles de Gaulle, a été sérieusement touchée. Les parties de la ville les plus affectées semblent être le quartier de la Mosquée, où se situe la Radio nationale tchadienne, et le quartier appelé « Bololo ».
Le CICR est particulièrement préoccupé par le sort des civils qui se trouvent dans les zones de combat et par celui des blessés. Il rappelle à toutes les parties au conflit leur obligation de faire la distinction entre les civils, d'une part, et les personnes participant directement aux hostilités, d'autre part, et de veiller à épargner la population civile et les biens civils. Si, pendant les deux premiers jours des violences, le respect de la mission médicale – et de la Croix-Rouge en particulier – a été acceptable, le CICR rappelle néanmoins à toutes les parties au conflit que le personnel médical et les infrastructures sanitaires doivent être respectés en toutes circonstances et leur travail facilité.
Informations complémentaires :
Anna Schaaf, CICR Genève, tél. : +41 79 217 32 17 or + 41 22 730 2271