Depuis le 5 novembre, les importations de vivres, de médicaments et de gaz sont complètement suspendues. Seule une petite quantité de carburant destiné à l’usine électrique de Gaza a pu entrer.
« Le bouclage aggrave la situation déjà précaire qui prévaut dans la bande de Gaza ; il a des conséquences désastreuses pour la plupart des habitants », a déclaré Katharina Ritz, chef de la mission du CICR pour les territoires palestiniens occupés.
Ce bouclage est intervenu après que des roquettes de fabrication artisanale eurent été tirées depuis Gaza sur Israël, suite à une incursion des forces armées israéliennes la semaine dernière.
« Depuis l’embargo imposé par Israël à la bande de Gaza en 2007, la situation humanitaire a continué de se détériorer. De nombreuses familles ont déjà été obligées de réduire leurs dépenses en nourriture et en vêtements au strict minimum nécessaire pour leur survie. Des mesures restrictives supplémentaires, notamment celles qui frappent l’acheminement vers la bande de Gaza de produits de première nécessité, ne peuvent que rendre la vie des Gazaouis encore plus difficile, a ajouté Mme Ritz. Quelles que soient les considérations politiques ou les raisons de sécurité susceptibles de justifier de telles mesures, ce n’est pas à la population civile d’en payer collectivement le prix. »
Informations complémentaires :
Anne-Sophie Bonefeld, CICR Jérusalem, tél. : +972 2 582 88 45 ou +972 52 601 91 50
Yael Segev-Eytan, CICR Tel Aviv, tél. : +972 3 524 52 86 ou +972 52 275 7517 (hébreux)
Nadia Dibsy, CICR Jérusalem, tél. : +972 591 79 00 ou +972 52 601 91 48 (arabe)