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mines-moyen-orient-150807
15-10-2007  Éclairage  
Moyen-Orient et en Afrique du Nord : mines antipersonnel, restes explosifs de guerre et armes à dispersion
Le point sur la situation dans la région et l'état de ratification de la Convention sur l'interdiction des mines antipersonnel, de la Convention sur certaines armes classiques et du Protocole relatif aux restes explosifs de guerre.

©ICRC/lb-n-00259-26
Liban, victime de mines
Convention sur l'interdiction des mines antipersonnel

La Convention d'Ottawa, qui a été ratifiée par 155 États, est un des traités de droit international humanitaire relatif aux armes le plus largement ratifié. Cependant, la plupart des pays du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord – à l'exception, il faut le noter, de l'Algérie, de la Jordanie, de l'Irak, du Koweït, de la Mauritanie, du Qatar, la Tunisie et du Yémen – n'y ont pas encore adhéré. Le Bahreïn a déclaré qu'il le ratifierait bientôt.

©ICRC/iq-e-00078
Irak, 2003
Pour résumer la situation au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, selon le Landmine Monitor Report 2006, aucune mine antipersonnel n'aurait été fabriquée en 2006 : l'Égypte en a produites avant 2005 ; Israël déclare qu'il a cessé d’en fabriquer dans les années 80 ; et l'Irak en avait produit quelques-unes dans le passé. Encore d'après le Landmine Monitor Report 2006,aucune nouvelle mine n'a été déposée dans la région. Seuls l'Arabie saoudite, l'Égypte, l'Irak, l'Iran, Israël, le Liban et la Syrie posséderaient des stocks. Et surtout, tous les États de la région sauf quatre (Arabie saoudite, Bahreïn, Émirats arabes unis et Qatar) sont touchés à des degrés divers par les mines antipersonnel.

Protocole relatif aux restes explosifs de guerre et le Moyen-Orient

Si aujourd’hui 103 pays sont parties à la Convention sur certaines armes classiques, seuls quatre États du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord ont ratifié cet instrument : Israël, la Jordanie, le Maroc et la Tunisie. En outre, des 35 États qui, à ce jour, ont ratifié le Protocole V, il ne s’en trouve aucun de cette région, qui compte pourtant quelques-uns des pays les plus touchés par le problème des restes explosifs de guerre. De récentes études font en effet apparaître que, à l'exception de Bahreïn, du Qatar et des Émirats arabes unis, tous les pays de la région sont concernés dans une certaine mesure par ces engins.

Armes à dispersion

La question des armes à dispersion se pose avec pertinence au Moyen-Orient, où plusieurs pays sont directement touchés par le fléau, en particulier l’Irak, le Koweït, le Liban, le Maroc (Sahara occidental), l’Arabie saoudite et la Syrie. En outre, le recours intensif à ces armes pendant la guerre du Liban en été 2006 a crée un élan dynamique en faveur de l’élaboration de nouvelles restrictions internationales à l'emploi de ces armes. Des discussions ont cours sur le plan international ; elles devraient aboutir à un traité sur les armes à dispersion d’ici fin 2008.

Voir aussi

  • La Convention sur l'interdiction des mines antipersonnel

  • Les restes explosifs de guerre : héritage meurtrier des conflits armés modernes


  • Témoignages

  • Irak : l’histoire de Safin Mustafa et l’histoire de Fakhradin
  • Bombes à sous-munitions : menace dans un jardin libanais
  • Autres documents dans cette section :
    Focus > Mines antipersonnel 

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    15-10-2007