Aduwe Boboli
Julio Delgado
Rita Fox-Stuecki
Jean Molokabonge
Véronique Saro
Unen Ufoirworth
Par respect pour nos collègues qui ont perdu la vie dans des circonstances tragiques la semaine dernière en République démocratique du Congo, le CICR News de cette semaine ne paraîtra pas sous sa forme habituelle.
En effet, nous souhaitons rendre hommage aux êtres humains qu'ils étaient et au travail qu'ils ont accompli en reprenant quelques passages d'allocutions prononcées par des amis et des collègues au cours de la cérémonie organisée à leur mémoire, à Genève le mercredi 2mai, décrété journée de deuil par le CICR.
"Ce sont des personnalités comme les leurs qui font honneur à un CICR qui continuera sa lutte en faveur de la vie et de la dignité humaines, avec la ténacité qui distingue ses collaboratrices et ses collaborateurs [...] Le prix payé par nos six collègues le 26 avril, cependant, est un prix que je n'accepte pas, que je n'accepterai jamais. Ce refus, vous le comprendrez, est total..."
(Jakob Kellenberger, président du CICR)
"Nous ne nous sommes jamais sentis aussi solidaires qu'en pareille circonstance. En la manière africaine, nous avons accueilli les dépouilles de Rita et Julio en même temps que, de cœur, nous étions proches de Papa Jean, Boboli, Unen et Da Véro [...] La nuit passée [...] par l'ensemble du personnel, même ceux qui étaient en vacances, autour des dépouilles de Rita et Julio a été la véritable expression de la douleur ressentie par tous et la preuve qu'au-delà des rapports professionnels existent des liens affectifs difficiles à décrire..."
(Alexis Kabanga, au nom du personnel congolais du CICR de l'est de la République démocratique du Congo)
"Tu ne portais pas tes convictions à la boutonnière, comme une rose arrogante, mais comme un vieux papier plié, jauni, oublié au fond d'un portefeuille élimé, comme une lettre d'amour, un amour de jeunesse, qu'on retrouve soudain, et qui nous rappelle que l'amour est plus fort que la mort [...] Quand un homme comme toi disparaît, c'est toute la communauté humaine qui s'appauvrit. Adíos, Julio."
(Juan Martinez, du siège du CICR, pour son ancien collègue Julio)
"Dans ton travail, tu étais exemplaire, avec professionnalisme et humanité. Tu étais prête à partager ton expérience avec nous tous, qui avions le privilège de travailler avec toi. Tu avais le courage de t'investir. Maintenant, tu as tout donné. Rita, nous sommes heureux de t'avoir connue et tu vas nous manquer."
(Hanna Mollan, du CICR à Goma, pour Rita)