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22-07-2009  Éclairage  
Afghanistan : un village dans la province de Bamiyan met tout en œuvre pour avoir de l’eau potable
La vie est dure pour les habitants des régions rurales de l’Afghanistan, y compris pour ceux qui vivent dans la province superbe mais reculée de Bamiyan. Habibullah Hussaini du CICR a rencontré des villageois déterminés à changer leur vie en améliorant leur accès à de l’eau propre et potable.

© CICR/J. Barry
Des femmes et des enfants doivent casser la glace pour récupérer l’eau des ruisseaux dans les environs du village de Gumbad en hiver.

Le village de Gumbad se niche dans une vallée étroite de 25 kilomètres au nord-ouest de la ville de Bamiyan. C’est là que 145 familles vivotent dans des conditions climatiques extrêmes, avec des températures qui descendent jusqu’à moins 25-30 degrés Celsius en hiver. Ramasser du fourrage pour leur bétail et du bois pour lutter contre le froid est vital pour ces villageois. Les étés sont frais, mais la terre est rude, le bétail en mauvaise santé et la terre infertile.

Les membres d’une famille partagent équitablement les tâches entre eux, les hommes prenant soin des animaux tandis que les femmes s’occupent des tâches ménagères.

Lutter pour survivre

Comme les communautés qui vivent dans d’autres parties de Bamiyan, les habitants du village de Gumbad ont été durement frappés par des décennies de conflit en Afghanistan. Après les événements du 11 septembre 2001 aux États Unis d’Amérique et la création du gouvernement transitoire à Kaboul un an plus tard, bon nombre se sont rendus dans les provinces avoisinantes, ou bien en Iran ou en Pakistan, dans l’espoir de trouver la sécurité et le travail. Certains sont revenus au village mais ont du mal à reconstruire leur vie parce que tout ce qu’ils avaient laissé a été détruit en leur absence.

La vie dans le village de Gumbad aujourd’hui est difficile à maints égards. Le plus dur est le manque d’eau salubre. Les êtres humains et le bétail n’ont donc pas d’autre choix que d’utiliser l’eau contaminée des ruisseaux et les canaux traditionnels d’irrigation.

Ce sont en général les femmes et les enfants – à la fois les filles et les garçons – qui collectent et transportent l’eau des ruisseaux, même lorsque la terre est recouverte de neige et que l’eau est sous une couche de glace.

Il n’est donc guère surprenant que les enfants tombent malades, de pneumonie en hiver et de diarrhée en été. Le village n’ayant pas d’infrastructure de santé, les personnes n’ont pas d’autre choix que de marcher plusieurs kilomètres pour consulter le médecin le plus proche. Khadim Hussain, un des anciens de Gumbad, se souvient d’un médecin blâmant l’eau contaminée comme étant la cause des problèmes de santé de nombreux villageois.

Apporter un changement

© CICR/J. Barry
Des ouvriers creusant une tranchée pour la conduite qui amènera de l’eau d’une source de montagne vers le village.

Les anciens et les membres de la communauté ont convenu d’une réunion pour discuter du problème de l’eau et de la manière de le résoudre. Ils se rappelèrent qu’ils avaient reçu de la nourriture du CICR en 2002, et décidèrent de demander à l’organisation qu’elle les aide une nouvelle fois. Les ingénieurs hydrauliciens du CICR ont visité le village et consulté les anciens. Ont suivi de nombreuses procédures administratives. Les ingénieurs ont soumis au bureau du CICR à Bamiyan une liste des besoins jugés importants par les villageois et la proposition a été approuvée par la délégation du CICR à Kaboul.

Le projet du village de Gumbad a débuté en juin 2009. Entre 25 et 30 journaliers sont recrutés afin de creuser une tranchée pour la conduite de 3 500 mètres qui s’écoulera à partir d’une source dans les montagnes – une source d’eau salubre – vers le village.

Peu importe leur grande fatigue, ces ouvriers savent fort bien que grâce à leurs efforts, les femmes et les enfants – et aussi tout le village – connaîtront une vie meilleure une fois que la conduite sera posée. Quant aux porteurs d’eau, ils comptent les minutes jusqu’à ce que leur travail soit terminé.

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22-07-2009